11/09/2007

François Bayrou veut constitutionnaliser les rapports entre les médias et le pouvoir {11/09}

Le président du Mouvement Démocrate (MoDem), François Bayrou, veut inclure un nouvel article dans la Constitution afin de réguler les relations entre le pouvoir et les médias. Mardi 11 septembre, à la commission Balladur, il a expliqué que cet article devrait préciser que "les médias doivent développer leur action sans être soumis à l'influence directe ou indirecte de l'Etat" et a plaidé pour "un régime présidentiel équilibré", reprenant les propositions qu'il avait développées pendant sa campagne. (avec NouvelObs et AP)

10/09/2007

Une coupe photogénique {10/09}

Le boycott de la couverture de la Coupe du monde de rugby a été levé vendredi 7 septembre avant le match d'ouverture, après la conclusion d'un accord entre l'International board (IRB, organe suprême du rugby) et la coalition des médias, composée notamment des principales agences de presse mondiales, a annoncé la direction de l'AFP. L'accord autorise l'utilisation sur le web de 200 photos par match (prolongation incluse), contre 50 jusqu'à présent. Il a également été décidé que, dès après le Mondial de rugby, les deux parties se rencontreront pour examiner l'ensemble des problèmes qui se sont posés avant la Coupe du monde 2007.
"Je suis satisfait des avancées obtenues par la coalition dans les dernières heures. Cet accord préserve l'essentiel, après de difficiles négociations. Il est évident que nous devons continuer, à l'avenir, à travailler à la recherche d'un équilibre entre la mission des journalistes, les intérêts de nos clients, ceux des organisateurs et ceux des sponsors", a déclaré Pierre Louette, PDG de l'AFP.
Les principales agences de presse mondiale boycottaient depuis jeudi la couverture du Mondial de rugby. Elles dénonçaient notamment une mesure imposée par l'IRB, l'organe qui gouverne le rugby mondial, limitant la diffusion de photos sur internet, estimant qu'il s'agissait d'une atteinte à leur liberté commerciale et à leur liberté d'informer. (Le NouvelObs)

04/09/2007

L'utilisation des photos de la Coupe du monde de rugby pose problème {04/09}

Les grandes agences de presse ont fait appel au gouvernement français pour régler le problème de l'utilisation des droits photographiques de la Coupe du monde. "L'IRB (la fédération internationale de rugby) tente de dire aux éditeurs comment les clichés peuvent être présentés dans les journaux, veut s'octroyer le droit d'utiliser les photographies prises par les organes de presse et veut imposer des quotas sur le nombre d'images qui peuvent être utilisées pendant les matches du tournoi", dénonce un collectif regroupant notamment l'Associated Press, l'AFP, Reuters et de grands journaux internationaux. La coalition de presse a rencontré la Fédération internationale (International Rugby Board) à Dublin le 21 août dernier. Les agences ont alors réclamé le droit d'envoyer à leurs abonnés un nombre de photos limité à un cliché pour chaque seconde de match. En rugby, une rencontre dure deux fois 40 minutes -plus s'il y a prolongations. La Fédération n'a pas rejeté cette proposition dans un premier temps. Mais dans une lettre envoyée ultérieurement, elle dit vouloir limiter le nombre de clichés à 40 ou 50 par match, bien en-deçà des 4.800 réclamées par la profession.
En outre, elle n'entend distribuer des accréditations qu'aux photographes qui accepteraient de l'autoriser à utiliser leurs clichés à l'avenir. "Ces termes sont totalement inacceptables et ont été rejetés par tous les membres de la coalition", a écrit Pierre Louette, le P-DG de l'AFP, dans une lettre adressée samedi à la ministre des Sports, Roselyne Bachelot, et au président du comité d'organisation de la compétition, Bernard Lapasset.
La sixième Coupe du monde de rugby se déroule en France. Elle s'ouvre vendredi prochain avec le match France-Argentine au Stade de France à Saint-Denis, près de Paris, où la finale sera disputée le 20 octobre. (AP)

24/08/2007

Jaffna : une presse sous l’emprise de la terreur {24/08}

L'île de Jaffna, au Sri Lanka, est l'une des régions les plus dangereuses pour les journalistes. D'après l'organisation International Media Support, 7 journalistes ou collaborateurs des médias ont été tués au nord de l'île. C'est à cet endroit que la rebellion tamoule se bat contre l'armée gouvernementale. Selon Reporters sans Frontières, les journalistes travaillant dans cette région sont soumis à une menace constante. Le ministre de la communication sri lankais, Anura Yapa, souligne l'exagération de ce rapport et nie toute responsabilité du gouvernment dans les attaques envers les journalistes. Les violences se sont faites plus fortes depuis 2002, lors de la rupture du cessez-le-feu entre le gouvernment et le front de libération constitués par les Tiges tamouls. C'est une vieille guerre qui dure depuis une vingtaine d'années et qui a fait 70 000 victimes. (Reuters)

23/08/2007

Les relations entre les journalistes et les politiques changent de nature {23/08}

Selon Philippe Cohen, journaliste à l'hebdomadaire Marianne, les relations entre les journalistes et les politiques sont en train de changer. Allant vers toujours plus de transparence, la manière de faire du Président Sarkozy façonne un nouveau mode de fonctionnement : "désormais, tout ce que dit un homme ou une femme politique peut être retenu contre lui. A lui ou à elle de « tenir sa langue »: si on peut tout dire de la conversation avec un Président, pourquoi se gênerait-t-on dans le cas d'un député ou d'un ministre ?". Il prend l'exemple de l'article de la journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué concernant les dessous des vacances de Nicolas Sarkozy pour illustrer son propos, la journaliste confirmant ce comportement du Président : les journalistes politiques doivent donc s'attendre à être appelés par le Président si ce dernier a envie de leur passer un savon. (Marianne)

22/08/2007

François Fillon parle des médias {22/08}

Henri de Bresson, Eric Le Boucher et Philippe Ridet sont allés interviewer le Premier ministre François Fillon lundi 20 août pour le journal Le Monde. En voici un extrait concernant l'aspect médiatique de sa fonction.
"Le président de la République porte la politique, et moi je la mets en oeuvre. Je ne suis pas engagé dans une compétition médiatique avec lui (...). Je ne m'inscris pas dans le schéma d'une dualité du pouvoir, que j'ai par ailleurs suffisamment critiquée par le passé.
Les vacances américaines de Nicolas Sarkozy n'ont-elles pas été trop luxueuses pour un chef d'Etat ?
Dans ce qu'on appelle " l'exception française ", ce qui était positif, c'était l'attitude de la presse à l'égard de la vie privée des politiques. Cette exception mérite d'être défendue. Les vacances du président de la République, c'est sa vie privée, comme les vôtres ou les miennes." (Le Monde)

21/08/2007

La guerre en Irak moins couverte dans les médias américains {21/08}

La guerre en Irak est de moins en moins présente dans les médias américains, alors que la couverture sur la campagne électorale pour la présidentielle de novembre 2008 gagne du terrain, selon une étude publiée lundi à Washington. Cette enquête, réalisée par le Project for Excellence in Journalism, montre qu'entre avril et juin 2007, la place accordée aux reportages consacrés à l'Irak est passée de 22% au premier trimestre à environ 15% au deuxième trimestre. Cette chute est attribuée à une baisse d'intérêt pour les débats politiques consacrés à la guerre dans la capitale fédérale, reculant de 42% dans les médias après l'échec des démocrates du Congrès à imposer un calendrier de retrait des troupes américaines, explique l'étude. En revanche, à plus d'un an du scrutin, la couverture de la campagne présidentielle américaine gagne du terrain dans les médias, au deuxième trimestre 2007, avec environ 9% des informations diffusées, selon cette étude menée sur 13 journaux, huit chaînes de radio et de télévision. Parmi les autres sujets du "Top 10" de la presse écrite et de l'audiovisuel américains, figurent la tuerie à l'université Virginia Tech qui avait fait 33 morts en avril (5% de la couverture médiatique), le débat sur l'immigration (6%), suivis loin derrière du réchauffement climatique et du terrorisme. (AFP via Editor and Publisher)

"Revenir en Irak", un éditorial paru le 21 août dans Le Figaro

20/08/2007

Les talibans hors-la-loi courtisent les médias {20/08}

En s'exprimant devant les caméras sur le sort de leurs otages sud-coréens dans le sud de l'Afghanistan, les talibans hors-la-loi ont voulu apprivoiser les médias pour leur première conférence de presse en cinq ans.

Et ces images qui ont fait, lors de la semaine écoulée, le tour du monde ont montré deux négociateurs répondant tranquillement aux questions de la presse, en plein jour à Ghazni, une ville du sud afghan: une provocation pour le gouvernement afghan et les forces internationales qui les combattent.

Furieuses, les autorités de Ghazni ont interdit le lendemain aux photographes et journalistes de s'approcher du lieu des négociations sous peine d'emprisonnement.

"Les talibans sont maintenant véritablement 'branchés' sur les médias internationaux, suivant l'exemple d'Al-Qaïda qui les a utilisés pour donner de la publicité à ses actions", juge Hameed Gul, un ex-haut responsable du renseignement au Pakistan.

Nasrullah Stanikzai, politologue de l'université de Kaboul, est de cet avis. "C'est l'oeuvre d'Al-Qaïda à moins que ce ne soit celle de l'un des voisins de l'Afghanistan", dit-il, en soulignant aussi la rapidité des réactions des talibans face à ce qui se passe dans le monde.

"Ils sont en relation avec les télévisons internationales et agences de presse pour dégommer les Etats-Unis et leurs alliés qui affirment que les milices sont vaincues" avant même que les autorités légales d'Afghanistan ne s'expriment. Et ça marche, dit M. Stanikzai: "C'est en raison de leur politique de communication réussie que les gens voient les Etats-Unis en train de perdre la guerre en Afghanistan". (AFP)

17/08/2007

Fujitsu investit 740 milliards d'euros pour moderniser Reuters {17/08}

Le groupe japonais Fujitsu a signé un contrat de 740 millions d'euros avec le groupe britannique d'informations financières Reuters, dont il va moderniser le système informatique tout en reprenant la quasi-totalité de l'équipe technique, selon un communiqué diffusé jeudi 16 août. L'objectif du contrat est de transformer l'ensemble des réseaux informatiques internes de l'agence Reuters, afin que les utilisateurs finaux (médias, salles de marchés, etc.) bénéficient d'un accès sécurisé et continu à l'ensemble des informations et des services informatiques et ce, de n'importe quel endroit de la planète. Ce "contrat historique" d'une durée de 10 ans prévoit le transfert de 529 collaborateurs, partenaires et sous-traitants de Reuters chez Fujitsu Services. Cela représente la quasi-totalité de l'équipe informatique de l'agence d'informations qui compte au total 554 personnes.
Reuters, dont la fusion avec le canadien Thomson, décidée en mai pour 8,7 miiliars de livres, devrait être effective fin 2007 ou début 2008, estime que cette nouvelle configuration devrait lui permettre de réaliser plus de 220 millions d'euros d'économies. Reuters, connu pour son activité d'agence de presse internationale, est surtout un spécialiste de l'information financière en temps réel. Son alliance avec Thomson doit créer le plus grand groupe mondial d'informations financières, juste devant l'actuel numéro un, l'américain Bloomberg, avec une part de marché de 34% contre 33%, selon les données de la publication spécialisée Inside Market Data. (AFP)

Un actionnaire "a le droit d'avoir un regard" sur son journal (Dassault) {17/08}

Le propriétaire du Figaro, Serge Dassault, a réagi jeudi sur BFM à l'opposition de la rédaction des Echos à un rachat éventuel par LVMH, en estimant qu'un actionnaire avait "le droit d'avoir un regard" sur son journal, notamment sur son "orientation politique".

"Il y a une chose que les journalistes oublient, c'est que quand quelqu'un met de l'argent (dans un journal) ce n'est quand même pas pour laisser faire n'importe quoi", a déclaré l'industriel.
"Le propriétaire comme l'actionnaire a quand même le droit d'avoir un regard sur ce qui se passe, ne serait-ce que sur sa rentabilité et sur son orientation politique", a-t-il ajouté.
"Pourquoi un patron ou un actionnaire principal ne peut-il pas écrire dans son journal ce qu'il pense ? Pourquoi la liberté de parole est aux journalistes et pas aux actionnaires", s'est-il interrogé, jugeant "pas normal de dire que les actionnaires n'ont pas le droit à la parole".

Les journalistes des Echos s'opposent à une éventuelle cession de leur titre à LVMH, estimant qu'une entrée dans le giron du groupe de luxe mettrait en péril leur indépendance éditoriale.

M. Dassault a assuré par ailleurs qu'il n'avait pas l'intention de vendre le Figaro, ni d'investir dans l'audiovisuel.
"Un journal comme ça me suffit amplement, la télévision c'est un autre métier, moi ce n'est pas mon métier", a-t-il dit.
(AFP)

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