30/08/2007
Des policiers virtuels à la circulation sur la Toile chinoise {30/08}
La police de Pékin lance un nouveau moyen de lutte contre la dissidence sur Internet. Un couple de cyberpoliciers ressemblant à des personnages de dessin animé apparaîtra toutes les demi-heures à partir de samedi 1er septembre sur les écrans des internautes chinois, ont annoncé des journaux locaux, mercredi 29 août. Les petits personnages, à pied, en moto ou en voiture, sont censés aider à combattre les "activités illégales".
Les sites concernés par cette nouvelle surveillance sont basés dans la capitale. Les cibles particulièrement visées : la pornographie, mais également les sites incitant à la sécession, aux jeux d'argent ou à la fraude, et de façon plus générale ceux considérés comme "source de dommage public et de perturbation de l'ordre social", a indiqué le China Daily citant la sécurité publique de Pékin.
Mais la police virtuelle est aussi interactive : en cliquant sur ses représentants, le public pourra à son tour signaler des débordements, selon la même source. Au milieu de ces dénonciations, Yahoo!, MSN et d'autres hébergeurs de blogs en Chine, étrangers et chinois, ont signé la semaine dernière un code de conduite visant à "protéger les intérêts de l'Etat chinois", et notamment à ne pas diffuser de "messages illégaux et erronés". Pour des organisations comme Reporters sans frontières (RSF), ce code signe la mort de la blogosphère et de l'anonymat des bloggueurs. Reporters sans Frontières (RSF) a récemment recensé 50 cyberdissidents et 30 journalistes emprisonnés en Chine, pays qui occupe le 163e rang (sur 167) dans son classement mondial de la liberté de la presse. (NouvelObs.com)
09:30 Publié dans Asie de l'Est et du Sud-est, Internet, Justice, Liberté d'expression | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/08/2007
Noos : plainte syndicale en justice contre le plan social du câblo-opérateur {17/08}
Le syndicat FO de Noos a déposé plainte devant le tribunal de grande instance (TGI) de Meaux (Seine-et_Marne) pour "licenciements injustifiés" à la suite du plan social du câblo-opérateur supprimant 832 postes, a-t-on appris auprès de lui.
Cette "plainte avec constitution de partie civile fait suite au procès-verbal dressé le 4 juin contre la direction de Noos par l'inspection du travail pour entrave au fonctionnement du comité d'entreprise (CE)", a indiqué à l'AFP Jean Bertout (FO), confirmant une information du Parisien.
Selon le syndicaliste, "Noos n'a pas tenu compte dans son plan social de la classification des métiers imposée par le code du travail pour l'élaboration des PSE et qui doivent être négociées en amont avec le CE".
"Ainsi, une assistante de DRH s'est retrouvée dans la même catégorie professionnelle que le chef de projet marketing, ce qui démontre que la direction a voulu à la fois aller vite et mettre le plus de monde dans la charrette", a précisé M. Bertout.
Selon le responsable FO, "près de 50% des licenciements sont injustifiés". (AFP)
09:35 Publié dans Economie, Justice, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/08/2007
La secte de Raël perd son procès contre un journal suisse {16/08}
Le quotidien suisse La Liberté a gagné le procès pour "tort moral" que lui avait intenté la secte raélienne, a annoncé jeudi le journal.
Le mouvement raélien s'était offusqué d'un article publié en 2005 par ce quotidien de Fribourg qui soulignait le message de soumission féminine promue par la secte et rappelait les positions raéliennes sur le clonage et ses relents d'eugénisme.
Le Tribunal civil de l'Est vaudois a estimé que chacune de ces dérives idéologiques était effectivement prouvée par la littérature raélienne. La secte a été condamnée à payer 6.800 francs suisses de dépens.
"La nécessité d'informer le public par voie de presse n'est pas en soi illicite ou répond à un intérêt prépondérant. Celui-ci passe avant le droit à l'honneur de la secte ou de ses membres", souligne le jugement cité par le journal.
Le mouvement raélien ainsi que deux de ses adeptes citées dans l'article avaient porté plainte contre La Liberté, réclamant chacun 15.000 francs (9.000 euros) de dommages et intérêts. (AFP)
14:15 Publié dans Europe de l'Ouest, Justice, presse ecrite, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un journaliste marocain condamné à huit mois de prison ferme {16/08}
Un journaliste marocain a été condamné mercredi pour la première fois depuis quatre ans à une peine de prison ferme, provoquant la consternation dans la profession qui y voit une "grave menace" pour la liberté de la presse.
Le tribunal correctionnel de Casablanca a infligé huit mois de prison ferme à Mustapha Hormat Allah, journaliste à l'hebdomadaire Al Watan Al An, pour publication de "documents confidentiels" concernant la lutte antiterroriste.
Le directeur de ce journal, Abderrahim Ariri, a écopé de six mois avec sursis.
Le premier comparaissait détenu alors que le second était en liberté provisoire. Les deux journalistes devront en outre verser chacun une amende de 1000 dirhams (90 euros).
"Ce verdict nous choque. Nous étions venus pour entendre un verdict qui nous acquitte et nous avons entendu un verdict qui ne nous a pas rendu justice", a déclaré aux journalistes M. Ariri.
"Nous allons nous réunir avec nos avocats et les ONG qui ont pris notre défense pour définir la suite à donner à cette décision de justice", a-t-il ajouté.
C'est la première fois depuis quatre ans qu'un journaliste est condamné à la prison ferme au Maroc. En juin 2003, la cour d'appel de Rabat avait infligé trois ans de prison au journaliste Ali L'mrabet, directeur de deux hebdomadaires pour "outrage au roi". (AFP)
09:30 Publié dans Justice, Liberté d'expression, Maghreb, presse ecrite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/08/2007
Le pouvoir marocain lance une offensive contre la presse {13/08}
A un mois des élections législatives marocaines, le palais royal semble déterminé à rappeler que la liberté de la presse a des limites. Ahmed Benchemsi, le jeune directeur (33 ans) de deux magazines réputés, Tel Quel (20 000 exemplaires en moyenne, francophone) et Nichane (20 000 exemplaires, arabophone), risque d'en faire les frais, comme, avant lui, l'équipe du Journal Hebdomadaire.
Benchemsi comparaîtra en justice le 24 août. Ce journaliste à la plume brillante et irrévérencieuse a été inculpé, le 6 août, de "manquement au respect dû à la personne du roi". Il risque jusqu'à cinq années de prison. (LeMonde.fr)
12:50 Publié dans Justice, Liberté d'expression, Maghreb, Politique, presse ecrite | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chine : un an de prison pour un reportage sur un faux scandale alimentaire {13/08}
Un journaliste ayant récemment dénoncé un faux scandale alimentaire a été condamné à un an de prison pour avoir "porté atteinte à la réputation d'une marchandise", a rapporté la presse lundi.
Zi Beijia, un pigiste de Pékin Télévision, est l'auteur d'un reportage sur des "pains fabriquées avec du carton" diffusé début juillet.
Ce reportage avait provoqué une grande émotion au sein de la population, alors que déjà la Chine faisait face à une série de scandales alimentaires à la fois sur son territoire et à l'étranger.
Zi Beijia a également été condamné à 1.000 yuans (130 dollars) d'amende, dimanche.
Le tribunal de Pékin a estimé que "le programme avait eu des effets sociaux diaboliques et a sévèrement ruiné la réputation de la marchandise", en l'occurrence les baozi, petits pains à la vapeur farcis de viande ou de légumes que les Chinois aiment particulièrement.
Le prévenu, selon Chine Nouvelle a plaidé coupable, reconnaissant avoir inventé que la farce à base de viande était mélangée avec du carton. (AFP)
10:10 Publié dans Justice, Médias, television | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10/08/2007
L'OSCE exige l'arrêt d'enquêtes contre des journalistes en Allemagne {10/08}
Le représentant pour la liberté des médias auprès de l'OSCE, Miklos Haraszti, a demandé jeudi l'arrêt d'enquêtes judiciaires en cours contre 17 journalistes allemands après la publication par leurs médias de documents confidentiels liés à la lutte anti-terroriste.
"J'appelle les autorités allemandes à cesser les poursuites contre les journalistes et à faire en sorte que les professionnels des médias puissent continuer à informer le public de sujets importants sans subir d'intimidations", a-t-il déclaré dans un communiqué publié au siège de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne.
Une telle procédure est "inadmissible dans une société fière de sa liberté de la presse", a-t-il ajouté.
Le parquet allemand a ouvert des enquêtes sur les journalistes de plusieurs grands médias, dont Der Spiegel, Die Zeit et le Süddeutsche Zeitung, après la publication d'informations émanant de "fuites" d'une commission parlementaire sur des agissements de l'agence de renseignement américaine CIA notamment.
Cette procédure a été qualifiée la semaine dernière de "coup porté à la protection de l'information" et d'"atteinte complète à la liberté de la presse" par la Fédération allemande des journalistes (DJV). (AFP)
11:50 Publié dans Europe de l'Ouest, Justice, Liberté d'expression, Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/08/2007
Un reportage de "Droit de savoir" (TF1) devant le tribunal correctionnel {08/08}
D'anciens dirigeants de TF1, un journaliste et un ancien colonel de gendarmerie de Nîmes viennent d'être renvoyés devant le tribunal correctionnel d'Alès pour "violation et recel du secret de l'instruction". L'affaire du meurtre d'une jeune Ardéchoise, Marjorie Vigouroux, tuée dans le Gard, en avril 2004, avait donné lieu au tournage d'un reportage consacré aux gendarmes de la section de recherches (SR) de Nîmes pendant qu'ils traquaient les meurtriers de cette aide-soignante attirée dans un traquenard.
La jeune fille avait pris contact avec ses futurs bourreaux par le biais d'un forum de discussions par SMS. Le 11 avril, elle avait quitté son village de Villeneuve-de-Berg pour se rendre à Saint-Ambroix (Gard), où elle devait retrouver un jeune homme. Entrée dans l'appartement, elle était immédiatement rouée de coups puis étranglée et torturée, avant d'être jetée encore vivante dans le congélateur du domicile de la mère d'un des tueurs. Quelques jours plus tard, à leur retour de virée, les trois bourreaux, accompagnés de deux complices, balançaient le cadavre de Marjorie Vigouroux dans le fleuve Vidourle.
Les enquêteurs de la SR, suivis par un journaliste travaillant pour l'émission le Droit de savoir, étaient parvenus à arrêter des suspects. Après sa diffusion sur TF1, le 7 septembre 2004, le reportage avait montré que le journaliste avait filmé les gardes à vue et interrogé les meurtriers présumés. L'émission avait provoqué un tollé des avocats. En mai 2004, quelques semaines après sa mise en examen pour meurtre, un des suspects avait déposé plainte avec constitution de partie civile pour violation du secret de l'instruction. (Le Monde)
14:50 Publié dans Justice, Médias, television | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Six mois ferme requis contre l'auteur d'un "Charlie Hebdo monégasque" {08/08}
Six mois de prison ferme ont été requis mardi devant le tribunal correctionnel de Monaco contre un Monégasque, auteur d'un site internet qui se rêvait en Charlie Hebdo de la principauté en brocardant la classe politique du Rocher et le prince Albert II.
Une amende de 1.500 euros a également été requise contre Marc Giacone, 53 ans, organiste dans une chapelle de Monaco au moment des faits et démis de ses fonctions depuis.
Son site internet "Monaco Politic Circus" présentait une galerie de portraits, à l'ambition satirique, de l'ensemble de la classe politique monégasque, tous bords confondus, et du prince Albert II. La photo de ce dernier était affublée d'un nez rouge, comme l'ensemble des personnalités caricaturées. Le prince y était également qualifié de "chef clown séducteur", tandis que le ministre d'Etat Jean-Paul Proust --équivalent du Premier ministre--, ancien préfet de police de Paris, apparaissait en clown "ronfleur" désespérant de pouvoir finir sa sieste.
Douze personnalités, peu sensibles à l'humour plus ou moins fin de Marc Giacone, ont déposé plainte pour "injure". Le délit "d'offense au chef de l'Etat" a été retenu dans le cas du prince.
L'auteur du site internet, dont l'accès direct a été suspendu au bout de quelques jours, a demandé "sincèrement pardon à toutes les personnes qu'(il) a insultées" et justifié sa démarche: "je n'avais l'intention de faire qu'une imitation, certes mauvaises, d'un Charlie Hebdo monégasque". (AFP)
14:25 Publié dans Internet, Justice, Liberté d'expression, Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02/08/2007
Dailymotion fait appel de sa condamnation pour contrefaçon {02/08}
Dailymotion, fournisseur de contenus vidéo en ligne, a annoncé dans un communiqué qu'il faisait appel de sa condamnation pour contrefaçon dans l'affaire qui l'opposait à Nord-Ouest Production et à Christian Carion, réalisateur du film "Joyeux Noël".
Dailymotion avait été condamné le 13 juillet pour "contrefaçon" par le Tribunal de Grande Instance (TGI) pour avoir laissé diffuser gratuitement le film "Joyeux Noël" au détriment des réalisateur, producteur et distributeur.
Le tribunal estimait qu'"en acceptant la mise en ligne par un utilisateur de son service" de ce film vu en salle par deux millions de personnes, Dailymotion avait "commis une faute engageant sa responsabilité civile en fournissant" à cet internaute "les moyens de réaliser une contrefaçon".
Dailymotion souligne que "le jugement a reconnu la qualité de prestataire technique" à Dailymotion, mais que "le tribunal n'en a pas tiré les conséquences légales aux termes des textes applicables".
"Bien au delà du caractère suspensif de cet appel sur la condamnation prononcée, Dailymotion n'a d'autres choix que de recourir à la Cour d'Appel pour réaffirmer (...) son parfait respect des dispositions qui lui sont applicables", conclut le communiqué. (AFP)
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